Dijon : réinventer la ville autrement


Le déconfinement a eu pour effet de transformer la ville de Dijon. La longue période de confinement a laissé des séquelles quant aux loisirs et services qui animaient la vie des citadins. Retour sur les principaux bouleversements.

Des mesures sanitaires strictes sur le marché

Le marché des halles, lieu symbolique et historique de Dijon a rouvert ses portes. La quasi totalité des commerçants se sont de nouveau installés sous et autour des Halles pour vendre des produits alimentaires.

Un filtrage est établi à l’entrée du bâtiment pour pouvoir contrôler les allers et venues des passants. Parmi les nouveautés les plus marquantes : il y a l’obligation pour la clientèle de porter un masque à l’intérieur du bâtiment et l’installation de barrières pour canaliser les flux devant les étals.

Les commerçants sont, eux aussi, d’ans l’obligation de porter un masque (ou une visière) ainsi que des gants. Ils doivent aussi proposer des solutions hydroalcooliques au niveau de leur étal. L’entrée se fait uniquement d’un côté de la rue. Des vigiles équipés de compteurs régulent les accès et proposent des masques chirurgicaux aux clients qui n’en auraient pas.

Le gel hydroalcoolique à disposition des visiteurs

Nous sommes bien loin de l’atmosphère conviviale du marché, la distance est le maître mot et la peur de la contamination est visible sur tous les visages.

Les cafés fermés et les rues presque désertes

Dijon est célèbre pour tous les cafés et restaurants qui animent le centre ville. Attirant habituellement des touristes du monde entier désireux de goûter les spécialités régionales ou pour boire les célèbres vins de Bourgogne.

La maison Milière fermée. Le plus vieux café de Dijon datant de 1493

Ici l’atmosphère est étrange et il est difficile de faire abstraction du spectacle de la vie quotidienne. Les rues habituellement pleines de monde quand le soleil est au rendez-vous sont moins fréquentées par les habitants. On peut toutefois apercevoir quelques passants s’asseoir sur les fontaines pour discuter ou des enfants jouant sur les places publiques. Mais l’âme de la ville disparaît au profit des attitudes distanciées.

 

 

Plus de file d’attente devant la chouette, cet oiseau en pierre symbole de la ville n’est plus visité par les touristes. On dit qu’elle porte bonheur quand on la touche de la main gauche n’est plus « visitée ». Aujourd’hui, la chouette est bien seule.

 

 

 

En dépit de cette étrange ambiance, certains chefs proposent des plats à emporter en attendant la réouverture des restaurants. Une façon de garder le lien avec leurs clients mais aussi un moyen de prétendre à des revenus en attendant l’autorisation de rouvrir leur établissement. Le plaisir de se retrouver dans un café/restaurant n’est certes plus possible, mais celui d’éprouver certains plaisirs gustatifs est garanti par les ventes à emporter.

La place du Bareuzai : place emblématique de Dijon avec de nombreux café

Tous à vélo !

Dijon métropole annonçait « un plan vélo de 1 million d’euro pour accélérer le développement du cyclable » dans le territoire de la métropole dijonnaise. Le nombre de cyclistes est en constante augmentation suite à la situation de pandémie. La peur de prendre les transports en commun ou la distance sociale sont autant de facteurs qui favorisent l’expansion de l’usage du vélo.

En réaction, l’association Evad (Ensemble à vélo dans l’agglomération dijonnaise) a tenu à réagir aux annonces. Pour elle, il s’agit d’une « avancée en demi-teinte » et que «ce sursaut budgétaire ne doit pas être confondu avec un effort exceptionnel dû au contexte sanitaire actuel ».

Une bonne nouvelle pour la réduction de l’utilisation de transports polluants ? Peut-être que l’ère post Covid-19 pourra faire mener à une mobilité plus respectueuse de l’environnement.

Une production journalistique réalisée par :

  • Olivier Esteve

    Je suis Français et âgé de 24 ans. Je dispose d’un baccalauréat et d’une maîtrise en Anthropologie. Grâce à cette formation, je peux m’appuyer sur des méthodes d’enquêtes qualitatives et j’aime mettre en perspective les enjeux culturels et politiques des sociétés contemporaines. Je m’intéresse aussi à l’art du documentaire et j’espère pouvoir progresser dans la façon de concevoir un reportage journalistique.


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