À la découverte d’une clinique de dépistage ambulante à Montréal

Depuis le 6 mai dernier, cinq autobus de la STM ont été transformés en clinique de dépistage de la COVID-19. On peut les retrouver dans le Centre-Ouest, le Centre-Sud, l’Est, le Nord et l’Ouest de l’Ile-de-Montréal. Ils sont sur place de 10h à 16h. Nous nous sommes donc rendues sur place pour témoigner de cette initiative.


Depuis le 6 mai dernier, cinq autobus de la STM ont été transformés en clinique de dépistage de la COVID-19. On peut les retrouver dans le Centre-Ouest, le Centre-Sud, l’Est, le Nord et l’Ouest de l’Ile-de-Montréal. Ils sont sur place de 10h à 16h.

Nous nous sommes donc rendues sur place pour témoigner de cette initiative.

Qui compose ce personnel médical ?
Sacha Dyck infirmier et chef de la clinique mobile, nous parle de ce projet. « Les infirmiers sur place sont des volontaires venant de plusieurs hôpitaux. » Ce sont parfois même des retraités qui veulent contribuer et qui viennent en renfort. Des physiothérapeutes ont également été formés, pour pallier le manque de main-d’œuvre.

Sacha Dyck, qui travaillait en recherche au moment de l’éclosion de la pandémie, s’est porté volontaire pour aider au dépistage à l’hôpital de juif de Montréal ainsi que dans le bus clinique. « On m’a appelé un jour en me disant que l’on avait besoin d’un infirmier chef pour une clinique de dépistage. J’ai tout de suite été partant. » nous explique-t-il. Souvent, son temps est réparti entre sa recherche et le terrain.

 

Une infirmière prenant les renseignements médicaux d’une patiente, lundi 8 juin. Crédit photo: Lisa Pradines et Maelys Ponge.

« Notre bus peut accueillir jusqu’à 225 personnes en une journée ! »
Sacha Dyck nous explique que tous les profils de personnes se présentent à la clinique ambulante. Les raisons diffèrent souvent : présence de symptômes, retour au travail donc besoin d’une attestation, contact avec des malades de la COVID-19 ou tout simplement un besoin d’être rassuré.e.

Pour se faire dépister, la seule condition est d’avoir au moins trois ans. Dans le bus on peut tester jusqu’à 225 personnes par jour car il contient quatre postes de dépistage. Sacha nous souligne que l’avantage du bus est qu’il est sans rendez-vous, totalement gratuit et ouvert à tous, quel que soit son statut au Québec.

 

Personnes dans la file d’attente avant de se faire dépister. Crédit photo: Lisa Pradines et Maelys Ponge.

Les organismes derrière cette initiative
Cette initiative a vu le jour grâce à la collaboration de la STM qui prêtent les bus, des CIUSSS (Centre Intégré Universitaire de Santé et de Services Sociaux) et de la direction régionale de la santé publique. « Tout cela est possible grâce à l’incroyable collaboration mise en place par les CIUSS de Montréal et notamment la STM » nous affirme Sacha Dyck, très reconnaissant.

Les bus circulent dans la ville selon les foyers d’éclosion de cas. Il reste généralement deux à trois jours à la même place, avant de changer de quartier. Le lundi 8 juin, l’une des cliniques ambulantes était stationné dans le quartier de Côte-Des-Neiges, près de l’Aréna Bill Durnan. D’ici mercredi 10 juin, le bus et le personnel médical se dirigeront vers le quartier de Côte-Saint-Luc.

 

Crédit photo: Lisa Pradines et Maelys Ponge.

Processus de dépistage
– Lorsque vous arrivez sur place, on vous désinfecte les mains puis on vous donne un masque chirurgical neuf. Dans notre cas, la personne nous ayant fourni le matériel était un militaire dépêché sur les lieux pour aider à lutter contre la COVID-19.

Lisa donnant ses renseignements personnels à l’infirmière. Crédit photo: Maelys Ponge.

– Puis, une infirmière vous pose des questions sur votre état de santé. Si on ressent des symptômes, si on a été en contact avec quelqu’un de malade etc. On lui fournit aussi notre numéro d’assurance sociale. Ensuite, une autre infirmière procède à l’enregistrement de la personne.

Lisa donnant ses renseignements médicaux à une infirmière. Crédit photo: Maelys Ponge.

– On rentre dans le bus, dans lequel cinq infirmières font les prélèvements et trient les tests.

Infirmière récoltant les tests de dépistage. Crédit photo: Maelys Ponge.

– Un coton tige dans la bouche pendant cinq secondes, dix secondes dans le nez et le tour est joué. Deux minutes plus tard, vous sortez du bus. Pendant votre dépistage, on vous explique que vous aurez les résultats d’ici deux à trois jours, par appel. Si vous êtes infectés, une personne vous indiquera quoi faire pendant votre auto-isolement de quatorze jours.

Lisa en train de se faire dépister pour la COVID-19. Crédit photo: Maelys Ponge.

Les cliniques de dépistage mobiles continueront probablement de circuler encore tout l’été, selon Sacha Dyck.

Pour connaître les lieux et horaires de passage des bus dans votre quartier, cliquez sur ce lien.

Une production journalistique réalisée par :

  • Maëlys Ponge

    Étudiante française à l’Université de Montréal en journalisme. Ce choix de cursus est depuis longtemps une envie, et l’obtention d’un diplôme en Langues Etrangères Appliquées anglais-italien et d’une maîtrise en études anglophones m'ont définitivement poussée à m’orienter vers le journalisme pour mettre à profit toutes mes connaissances acquises durant ces années, pendant lesquelles j’ai aussi pas mal voyagé. Venir à Montréal était pour moi une super occasion de découvrir encore autre chose.

  • Lisa Pradines

    Titulaire d’un baccalauréat en études anglaises et en sciences de la communication à l’Université de Montréal, je me suis tournée vers le journalisme car j’ai également un grand intérêt pour l’actualité internationale, l’enquête et la rédaction. Mes intérêts se portent sur le journalisme international, l’enquête journalistique, la sociopolitique et les conflits/enjeux qui en découlent. Je suis curieuse et dynamique, prête à relever ce nouveau défi de couverture (toujours à distance) de la COVID-19!


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